Le sélectionneur des Super Eagles, Éric Chelle, a justifié sa demande d'augmentation de salaire de 130 000 dollars auprès de la Fédération nigériane de football (NFF).
Cet homme de 48 ans perçoit actuellement un salaire mensuel de 50 000 dollars.
Chelle défend sa décision
La demande d'augmentation de salaire de Chelle a suscité la controverse au Nigeria, mais le Malien a défendu sa position.
« À la fin du match contre l'Égypte, avant une interview avec Canal+, je ne me souviens plus exactement, j'étais en interview, et là, le ministère des Sports du Nigeria, ainsi que le directeur des douanes, sont venus me féliciter. Ils m'ont dit : "Eric, après le match, tu es au Nigeria, il faut qu'on discute de ton contrat" », a raconté Chelle dans le podcast Histores de Foot.
« Je ne l'ai pas dit explicitement lors de l'interview, mais j'ai confirmé qu'on m'avait demandé de rentrer rapidement au Nigeria. Je suis donc rentré et une discussion a eu lieu. Concernant les chiffres, quand vous me parlez de 130 000, il ne s'agit pas d'euros, mais de dollars. 130 000 dollars. »
« Et puis, ce que les gens ignorent, c'est qu'en Afrique, au sein de l'équipe nationale où j'étais, je dois payer mon personnel. Mon staff technique. Donc, avec les 130 000 dollars proposés, potentiellement, si ces chiffres sont confirmés, il faut payer tout le personnel, y compris les charges ? Oui, nous sommes cinq. »
« Alors, je vous parle de mon assistant, de mon premier assistant, de mon préparateur physique, de mon entraîneur des gardiens et de mon assistant personnel. Enfin, assistant personnel, ça veut dire tout et rien à la fois. Mais en fait, c'est quelqu'un qui… parce que quand on est dans… Vous savez, les joueurs d'aujourd'hui se créent une structure autour d'eux, avec leur préparateur physique, leur entraîneur personnel et parfois un préparateur mental. »
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« Alors, moi, je dois gérer la pression, car il y a des moments où elle est forte, quand on est l'entraîneur d'une nation de 250 millions d'habitants, je veux dire, deux fois plus que la France, peut-être même quatre fois plus, car la France compte 65 millions d'habitants. Donc, 250 millions, la pression est énorme. La pression est là, et parfois je ne peux pas la gérer seul. »
« J’ai donc mis en place une structure autour de moi qui me permettra de gérer cette pression. Et puis, il faut bien payer tous ces gens. Il faut bien les payer. »
« Et surtout, le point le plus important, enfin, ce n'est pas mon rôle, je suis entraîneur, mais quand on négocie un contrat, est-ce qu'on cherche à obtenir le meilleur prix possible ou le prix le plus bas possible ? Alors, aujourd'hui, c'est une négociation. On y arrive. On y arrive. »
« Quand je vous dis que ce sont des demandes de base, mais quand je demande des billets d'avion pour ma famille, tous les sélectionneurs en demandent aussi, parce que je veux vivre au Nigéria et que j'ai besoin que ma famille vienne. Mais si vous avez une famille de deux, trois ou quatre enfants, eh bien, ça coûte cher. Alors j'ai demandé un billet, comme dans toutes les négociations, comme le font tous les sélectionneurs. »
« Vous voyez, ces revendications comportent beaucoup d'éléments, mais en réalité, il ne s'agit ni de plus ni de moins d'exigences pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions. Vous confirmez ces documents, ce sont des documents vérifiés, cela fait partie de la négociation. Cela fait partie intégrante d'une négociation, absolument. »
« Eh bien, je… Il y a une lettre qui a été envoyée à la Fédération, d'ailleurs, la personne qui était chargée de négocier avec le Nigeria depuis mon arrivée, depuis la Coupe d'Afrique, depuis la fin de la Coupe d'Afrique, est toujours au Nigeria. »
« Donc, aujourd'hui encore, comme je vous l'ai dit, je suis sélectionneur nigérian. Alors, je ne sais pas, peut-être qu'il y a une campagne de dénigrement, peut-être que les Nigérians n'osent pas me dire qu'ils ne veulent plus que je sois sélectionneur, ou pas, enfin, je ne sais pas. »
Par Adeboye Amosu


